histoire de Trégastel
histoire de Trégastel
histoire trégastel

Trégastel (Tre-gastel ou castel) signifie littéralement la « trêve du château ».

Trégastel est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pleumeur-Bodou vis à vis de laquelle la ville obtient son autonomie civile et religieuse au XIIè XIIIè siècle. La paroisse de Trégastel existe sans doute déjà en 1225 lorsque les moines de l'abbaye de Bégard y font l'acquisition de dix arpents de terres. Au Moyen Age, l'abbaye de Bégard détient de nombreux biens réparties dans les frairies de Langastel, La Villeneuve, Kerillis et Saint-Gorgon. En 1375, Charles V octroie à Bryant de Lannion un moulin à marée (qui marque le limite entre Trégastel et Perros-Guirec). La paroisse de Trégastel est citée en 1426 (Archives de Loire-Atlantique, B2980). 

Trégastel pourrait bien devoir son origine et son nom au château de Ploumanach (qui signifie littéralement "paroisse du moine"), ancienne place-forte que le maréchal d'Aumont assiége et prend sur les troupes de Mercoeur en 1594.

L'ancienne paroisse de Trégastel dépendait de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation et du ressort de Lannion. La cure était à l'alternative. Trégastel élit son premier maire le 24 février 1790.

En 1814, Trégastel compte 709 habitants. Quelques années plus tard, en1833, une école communale de garçons est construite au bourg (l'année même de la loi Guizot sur l'enseignement primaire). L'école communale de filles fonctionnera aussi au bourg dans un local assez insalubre où la classe et la cuisine se faisaient dans la même pièce. Dès 1872, on commence à louer des meublés pour les "baigneurs" avec vue sur mer.

Durant le XXè Siècle,, des buvettes et des restaurants s'ouvrent sur le Coz-Pors. De même, une école privée est construite à proximité du Castel Sainte-Anne. L'école communale de garçons s'installe dans l'école neuve de Golgon en 1912, laissant la place au bourg à l'école des filles. En 1920 un autel du souvenir des morts de la première guerre mondiale dans l'église porte les noms de quarante-quatre soldats et marins "morts pour la France". En 1928 : le premier guide touristique de Trégastel est publié par le tout jeune syndicat d'initiative. On y dénombre onze hôtels-restaurants.

On rencontre les appellations suivantes : Tregastel (en 1225), eccl. de Trecastell (fin XIVème siècle), Tregastell (en 1426), Tregastel (en 1461).

Avez-vous apprécié cet article, cette page ? Faîtes le nous savoir :